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Cinéma
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L’acteur devant la caméra

31 mai au 13 juin 2021 - 12 jours / 84 h

Maison Jacques Copeau - Pernand-Vergelesses

Chantier ouvert à 12 artistes interprètes professionnel.les

L'acteur devant la caméra
© D.R.

Frédéric Fonteyne
Réalisateur

Il est né en 1968 à Bruxelles. Passionné de littérature, de dessin et de peinture, il entreprend des études de réalisation à l’IAD en Belgique. Il réalise plusieurs courts-métrages primés dans de nombreux festivals : Bon anniversaire Sergent Bob (1988), Les Vloems (1989), La Modestie (1991) et Bob le déplorable (1993). Depuis ses débuts, il collabore pour ses scénarios avec l’écrivain et dramaturge Philippe Blasband. Son premier long-métrage Max et Bobo (1997) réunit Jan Hammenecker et Alfredo Pea, et obtient entre autres le grand prix du festival de Mannheim-Heidelberg. Son deuxième long-métrage Une liaison pornographique (1999) avec Nathalie Baye et Sergi Lopez est projeté à la Mostra de Venise où Nathalie Baye obtient le prix d’interprétation féminine. Pour son troisième film, il adapte le roman de Madeleine Bourdouxhe, La femme de Gilles (2004) avec Emmanuelle Devos, Clovis Cornillac et Laura Smet, également projeté à la Mostra de Venise où il obtient le prix art et essai.
Son quatrième long-métrage Tango Libre réunit François Damiens, Sergi Lopez, Jan Hammenecker et Anne Paulicevich. Tango Libre est également sélectionné à la Mostra de Venise 2012 et y a reçu le Prix spécial du jury Orizzonti. Quelques mois plus tard, le film remporte le grand prix du festival de Varsovie.
Son dernier film Filles de joie, avec Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Lengronne est sorti en salle début 2020. Il est coréalisé avec Anne Paulicevich.
Frédéric Fonteyne dirige également régulièrement des laboratoires d’acteurs et de réalisateurs dans des écoles de cinéma et de théâtre en Belgique et en France.

L’acteur devant la caméra

Dans son livre, Les notes sur le cinématographe, Bresson parle des devoirs du.de la comédien.ne envers le théâtre.
Il dit aussi que le.la comédien.ne de théâtre n’a rien à faire devant une caméra. C’est une position un peu extrême mais qui a au moins le mérite de poser une question.
Dans ce chantier nous allons tenter de découvrir de quoi il s’agit quand un.e « acteur.rice » joue devant une caméra. De quels devoirs est-il.elle redevable par rapport au cinéma. Dans quel espace de jeu, il.elle se situe, comment il.elle peut se déployer de manière aussi gigantesque que sur la scène d’un théâtre.
Ce que l’on va tenter de découvrir, c’est la manière dont la caméra révèle quelque chose qui ne serait pas dévoilé sans elle.
Il s’agit d’une découverte de cette autre scène, qui constitue le dispositif cinématographique.
Qu’est-ce que ça peut bien être de jouer devant une caméra ? Non seulement de jouer, mais aussi d’exploser devant une caméra ? C’est à dire peut-être d’être aussi grand.e que sur une scène de théâtre, mais autrement.
Chaque art demande qu’on s’intéresse à ses moyens.
L’acteur.rice de cinéma s’inscrit dans un processus cinématographique. Il.elle se confronte, il.elle utilise la caméra. Il s’agit d’une pratique.
Ce dévoilement de cet espace de jeu cinématographique est différent pour chacun.e, et il n’est pas si compliqué à découvrir. Ce n’est pas de la théorie, c’est de la pratique. Il s’agit d’une intuition, d’un déclic à avoir. De savoir quand on est sur scène, et quand on est devant l’autre type de scène qu’est le cinéma.
Le chantier demande donc que l’on se pose ensemble des questions concrètes sur le cinéma lui-même, et que pour cela chacun.e apporte ses réponses, en jeu.
C’est un chantier où nous allons faire du cinéma, concrètement et différemment pour chacun.e. Impossible de faire autrement, de faire semblant.
Pour faire du cinéma il faut partir d’un désir puissant, d’un projet risqué, en deçà, pas de cinéma possible. Pas question ici de nous exercer sur de petites scénettes.
Chacun.e viendra avec quelque chose qu’il.elle aura envie de proposer, un enjeu, une situation, un personnage qui le passionne, qu’il a envie de risquer au cinéma.
Certaines réponses, certains outils, nous serons apportés par Stanislavski et le travail sur les intentions dans la méthode des actions physiques.
Ma conviction est que l’intuition qui peut être découverte dans ce chantier, forcément différente pour chacun.e, ouvre la porte du jeu spécifiquement cinématographique.
Une fois qu’on a fait du cinéma, on peut se dire que l’on pourra en refaire.

Frédéric Fonteyne

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En partenariat avec la Maison Jacques Copeau

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